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NetAlert est une hotline nationale permettant le signalement de
contenus problématiques rencontrés sur Internet ou sur tout autre
réseau de télécommunication. La grande majorité des pays
d'Europe ont déjà mis en place de telle hotlines au début des
années 2000, mais pas encore la Suisse.
Ce retard peut s'expliquer par une volonté de neutralité de
l'Internet en Suisse. Mais face à la quantité de crimes ayant
lieu aujourd'hui en ligne, et constatant que ce sont surtout
les enfants qui en sont victimes, nous avons décidé de mettre en
place une telle hotline, sur le modèle des pays voisins.
Nos objectifs sont :
- de faire d'Internet un lieu plus sûr ;
- de pouvoir le plus rapidement possible faire retirer des réseaux de télécommunication tout contenu jugé illégal ;
- de lutter contre la pédopornographie, l'incitation au terrorisme et à la haine, le harcèlement, l'incitation au suicide, la prostitution illégale, la traite d'êtres humains, la violence extrême, les dérives sectaires ;
- de pouvoir observer de manière démocratique et collective ce qui se passe sur Internet et les réseaux de télécommunication, pour constituer des bases de connaissance permettant de mieux maîtriser l'évolution des médias connectés, ses risques et ses opportunités ;
- de mettre en oeuvre la nouvelle loi fédérale sur les télécommunications ;
- de mettre en oeuvre la convention internationale des droits de l'enfant et ses protocoles additionnels ;
- d'émettre des recommandations vis-à-vis de l'utilisation d'Internet et des moyens de télécommunications dans les écoles publiques et privées de Suisse ;
- de collaborer avec les autres hotlines au niveau international pour rendre leur travail plus facile et plus efficace.
Notre public-cible est l'ensemble des personnes en Suisse qui utilisent des réseaux de télécommunication, que ce soit fréquemment ou occasionnellement, quel que soit leur âge. Les bénéficiaires de notre projet seront en priorité les enfants (mineurs de moins de 18 ans), mais il profitera également aux adultes qui sont affectés par ces problématiques.
Malheureusement, la Suisse est en retard par rapport à ses
voisins de l'Union européenne, en matière de protection des
enfants et des jeunes sur les réseaux de télécommunication. Hélas,
les adultes également sont impactés par ce retard. En effet, tous
les pays d'Europe ont des hotlines de signalement, sauf la
Suisse, la Norvège et les pays de l'ex-Yougoslavie. La plupart
de nos voisins comme la France, l'Italie, l'Allemagne,
l'Espagne, les Pays-Bas, la Belgique ont mis en place de
telles hotlines aux alentours de 2003-2005.
Nos informations sont basées sur les réseaux INSAFE et INHOPE qui
fédèrent toutes les hotlines, au niveau européen et au niveau
mondial, respectivement.
Heureusement, la police fédérale a été très active dans le domaine
de la cybercriminalité, mais elle manque cruellement de moyens, et
surtout, la majorité des gens n'osent pas toujours
s'adresser à la police. C'est pourquoi il est nécessaire
de créer une hotline indépendante qui permet l'anonymat, qui
offre soutien psychologique aux victimes potentielles, afin
d'alléger le travail de la police. Pour être réellement
efficace, une telle hotline doit travailler avec l'accord de
la police, et collaborer avec elle, mais de manière indépendante.
Ce sont les constatations qui ont été faites dans les autres
pays.
Contactez-nous si vous souhaitez obtenir un dossier détaillé du projet présentant le budget et le plan de financement pour l'année 2020.
L'argent obtenu par les donateurs grâce à la plate-forme heroslocaux.ch servira essentiellement à payer :
- les frais d'hébergement internet et de serveurs informatiques
- les frais d'équipement et d'infrastructure informatique et réseaux
- les salaires et honoraires des collaborateurs de la hotline, dont : concepteurs web, développeurs web, psychologues, travailleurs sociaux, analystes de contenu, criminologues, juristes, experts en communication, traducteurs
- éventuellement le loyer des locaux et les charges
- éventuellement une partie des meubles des locaux
- éventuellement certains frais de déplacement des collaborateurs
Le projet NetAlert est un projet national de l'association
à but non lucratif et reconnue d'intérêt public One Laptop Per
Child (Suisse) fondée à Berne en 2008 par deux professeurs des
Hautes Ecoles Pédagogiques des cantons de Berne et de Schwyz :
Michele Notari et Beat Döbeli Honegger.
Son siège a été déplacé à Genève en 2017 pour pouvoir interagir
plus facilement avec les Nations Unies et les autres ONGs
internationales défendant les droits de l'enfant basées à
Genève. L'association est membre du réseau suisse des droits
de l'enfant (http://www.netzwerk-kinderrechte.ch) ainsi que de
la société suisse pour l'informatique dans l'enseignement
(https://svia-ssie-ssii.ch).
Actuellement, les deux co-présidents de l'association sont Urs
Lerch et Michael Lew, qui gèrent ce projet.
Pour plus d'informations, voir les liens suivants :
www.olpc.ch - one.laptop.org - wiki.laptop.org
Communiqué de presse
Le 8 avril, nous avons envoyé aux médias suisses un communiqué de presse en allemand et en français que vous pouvez lire en cliquant sur les liens ci-dessous.